La reconnaissance des « enfants nés sans vie » est à nouveau à l’ordre du jour. Plusieurs propositions de loi ont été déposées dans le but « d’humaniser le deuil » des personnes confrontées à la perte d’une grossesse. Leur détresse ne peut nous laisser indifférents et doit faire l’objet d’une prise en charge adéquate.
Cependant, en focalisant le débat sur le statut à donner au fœtus, voire à l’embryon, le législateur répond-il à son objectif ? Tient-il compte des attentes et des choix de la majorité des personnes concernées, de même que du rôle des professionnels de santé ? Les propositions de loi en discussion comportent-elles des risques de remise en cause d’acquis chèrement conquis, comme celui du droit à l’avortement ?
Ce document tente de répondre à ces questions fondamentales.
