Le Centre d’Action Laïque s’interroge : comment est-il possible que la majorité Arizona, démissionnaire, ait voté aujourd’hui un texte liberticide, contraire au droit à la vie privée et familiale, et dont aucun acteur institutionnel, police ou justice, n’était demandeur? Le Centre d’Action Laïque envisagera toutes les voies de recours possibles, aux côtés d’autres acteurs, pour faire annuler ce texte.
La majorité Arizona a porté et fait adopter aujourd’hui à la Chambre son projet de loi sur les visites domiciliaires.
Pour le Centre d’Action Laïque, c’est incompréhensible. Le domicile doit rester un espace protégé. L’exécution d’une décision d’éloignement ne peut justifier une intrusion forcée dans le dernier espace d’intimité et de sécurité d’une personne et de sa famille.
Tout au long des travaux, les représentants des magistrats et d’avocats, les organisations de la société civile, les institutions de défense des droits de l’enfant, de nombreux experts ont exprimé leur désaccord sur ce texte dangereux. Ils ont aussi montré qu’il était inutile. Même la police s’interroge sur la possibilité de le mettre en œuvre.
Ce n’est pas un enjeu gauche-droite, c’est un problème démocratique fondamental de respect des droits et libertés fondamentales. C’est ce qu’a montré la très forte mobilisation citoyenne contre cette loi, mobilisation à laquelle le Centre d’Action Laïque n’a cessé d’appeler.
Cette loi est aussi un déni de solidarité: pour le Centre d’Action Laïque, il est un moyen de criminaliser les citoyens solidaires qui accueillent des personnes vulnérables et de les effrayer.
